Céramiques Sophie Roca

Sophie ROCA, céramiste

Céramiste

Après à une reconversion professionnelle, Sophie Roca, céramiste, s’installe avec sa famille dans l’ancien village potier de Boult (Haute-Saône) où elle développe la création d’objets décoratifs en grès et porcelaine.

Ces céramiques sont fortement influencées par des références organiques de la mer et de ses côtes. Toujours à la recherche de matières, les différentes argiles qu’elle travaille sont une vraie source d’inspiration pour ces céramiques. Elle utilise des techniques variées qui lui donnent une grande liberté créative : estampage, plaque, colombin, enfumage et raku.

Elle propose aussi des cours de céramique pour adultes et enfants. Ce sont des moments d’échange et de rencontres, créatifs et ludiques.

Portrait

Entre terre et mer

Originaire de Barcelone, la céramiste Sophie Roca a fait son nid à Boult en Haute-Saône. Dans cet ancien village de potiers, elle perpétue de belle façon la tradition.

Céramiques Sophie RocaA chacun sa terre, son terreau. Sophie Roca a poussé à Barcelone et ces inspirations ont le goût du sel et de la mer. Si les Francs-Comtois voient dans cette coupelle laiteuse, soutenue par de minces colonnes, un pis de vache, pour elle, il s’agit des tentacules d’un oursin de mer. Elle demeure imprégnée de la Méditerranée, mais ce n’est pas pour autant qu’elle est restée accrochée à sa Catalogne comme un crustacé à son rocher ; non, elle qui fut commerciale dans une grande compagnie aérienne a beaucoup voyagé. A cette époque, elle ne travaillait pas encore la matière, mais elle était déjà très intéressée par le sujet : « Je ramenais des poteries de Mexico, du Japon ». Et d’autres parties du monde.

Virage sur l’aile

Il y a six ans, elle prend un virage sur l’aile. Avec son mari et ses trois enfants, elle quitte Barcelone pour atterrir à Boult en Haute-Saône. Bisontin d’origine, son mari revient en quelque sorte sur ses terres, elle doit prendre quant à elle de nouveaux repères. La maison qu’elle occupe avec sa famille est une ancienne poterie comme d’autres maisons alentours. Elle savait déjà que le village de Boult était réputé autrefois pour ses créations en terre vernissée. Dans un premier temps, elle se dit qu’elle aimerait s’initier à la poterie en loisir et se rapproche du centre argile à Autrey-lès-Gray.

« Je sens que c’est ma place »

Céramiques Sophie RocaTrès vite, elle se prend au jeu et enchaîne les formations professionnelles. A-t-on jamais fini d’apprendre ? En 2013, elle ouvre son propre atelier à domicile. « Cela s’est fait petit à petit. Mais je sens que c’est ma place, il fallait que cela se fasse ». Elle présente ce qui sort de ses mains et de son imagination. Ces vases ressemblent à d’énormes galets polis par la mer et ceux-là, tout noirs et rugueux, lui rappellent les cailloux qu’il fallait éviter quand, enfant, elle sortait de l’eau. Aujourd’hui, elle donne des cours à son tour et forme des stagiaires. Élèves au lycée de la céramique de Longchamp, Clara et Charlotte sont en stage pour trois semaines à Boult : « On préfère être chez des personnes qui font un bon boulot. On a vu le site internet de Sophie et ça nous a plu ». Les jeunes filles participent à la réalisation de nouveaux services à thé. Sophie Roca a découvert le moulage récemment et cette technique lui ouvre de nouveaux horizons. Elle est toujours aussi dans l’échange avec les autres. Ces fleurs blanches en porcelaine, là sur l’étagère, sont destinées à un bijoutier de Tahiti : « Il a plein d’idées, il veut faire des bagues et des colliers avec ces fleurs et des perles de Tahiti. Les perles sont grises, ce sera sûrement très joli ». Comme une vague au crépuscule ourlée d’écume ?

Portrait réalisé en 2016 par Carnets Comtois

Techniques

Pour réaliser mes céramiques, j’utilise différentes techniques :

Le colombin : cette technique est une superposition de boudins de terre, de l’argile, que j’obtiens en les roulant dans la paume de ma main. Ces différents boudins sont collés ensemble puis lissés pour former une surface plane qui permettra de construire une nouvelle céramique.

La plaque : la technique de plaque consiste à réaliser des plaques de terre grâce à un rouleau. Elles sont ensuite assemblées avec de la barbotine (pâte argileuse fluide). Cette technique est rapide, mais ne permet de faire que des pièces géométriques. Les cylindre peuvent s’obtenir en roulant les plaques et en les assemblant aux extrémités.

Le coulage : Dans le procédé de moulage, la terre n’est plus sous la forme d’un pête, mais est liquide grpâce à l’ajout d’eau et de défloculant. Ce mélange de poudre fine d’argile et d’eau se nomme barbotine.

Un moule (plâtre ou terre cuite) permet de définir l’extérieur de la forme. Le plâtre permet notamment d’absorber l’eau. La barbotine est ensuite introduite dans le moule. Après quelques minutes de prise, l’excédent de barbotine est vidé.

Enfumage : La « terre enfumée  » est une technique de cuisson qui donne une finition aux pièces déjà biscuitées. Cette technique est très différentes de celle du raku (voir ci-dessous) car elle se pratique à froid sur des pièces déjà cuites.
L’enfumage donne une teinte particulière aux pièces. Les couleurs peuvent aller du gris clair au noir intense et profond. Pour permettre l’absortion de la fumée par la terre, il faut qu’elle soit « biscuitée » (passée au four pour durcir la pièce) au maximum à 950°C.

Le Raku : A l’origine liée à la cérémonie du thé et à la philosophie Zen, cette technique de cuisson est née au XVIème siècle au Japon. Au départ réservée aux bols à thé, la technique du raku s’est répandue à toutes les créations. Pour obtenir les fameux craquelés, il faut attendre que le four soit complètement refroidi pour sortir les pièces. Les pièces entre 800 et 900° C sont sorties du four et alors plongées dans de la sciure par exemple. Cette technique permet de réaliser une cuisson en mode de réduction avec enfumage qui permet de donner ces effets. Ensuite, on mouille les pièces pour arrêter la cuisson en réduction et augmenter les craquelures.


Mes inspirations dans mes céramiques :

J’ai fait le choix de faire des créations subtilement utilitaires. J’aime surfer entre l’objet soi-disant utile (tel qu’une coupelle) mais suffisamment intéressant pour être un objet décoratif par soi-même.

Je me sens à l’aise avec des formes épurés. Elles me rassurent.

Des pièces sans trop de couleur, même en total absence de couleur, mais avec lesquelles je m’amuse à jouer avec les matières. Et même quand je me lance avec l’utilisation de couleur, celle ci m’apporte aussi et surtout de la matière, du contraste.

Noir-Blanc
Brillant-Mate
Lise-Abrasive

C’est sans doute ce côté tellement tactile de mon métier qui m’inspire dans cette recherche.


Stages de céramique

Depuis le début de mon installation professionnelle, j’ai souhaité partager ma passion. J’ai donc mis en place des stages hebdomadaires pour adultes.

Durant ces stages, je montre des techniques simples et adaptés à tous les publics qui donnent déjà une grande liberté créative.

Mais surtout, c’est un moment de profiter d’un cadre reposant où j’invite à prendre le temps, le plaisir de créer.

N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez en savoir plus sur mes stages de céramique.

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